Posté par patoudoux le 20 novembre 2009

La main de Thierry Henry, par qui le scandale est arrivé
Or donc, de l’encre coule à flot sous les ponts de la Seine depuis que le malheureux Thierry Henry a usé de sa main gauche pour contrôler un ballon qui lui échappait. Et voilà que Christine Lagarde, cette femme grisonnante, rachitique et bien droit dans ses chaussures de politicienne, intervient pour condamner cette tricherie et demander que le match soit rejoué. Mais de qui se moque-t-on? Même si Thierry Henry lui-même en fait la demande, il est trop tard pour revenir en arrière, sous peine de créer un précédent qui risquerait fort de semer la pagaille sur la planète foot.
France-Irlande, 0-1, Stade de France, 103e minute de jeu. Pas besoin d’en dire plus, vous connaissez tous l’histoire. J’en viens donc à la suite. Je ne suis ni un fan de la France, encore moins de Domenech, sans en être pour autant un ennemi. Mais je ressens une envie irrépressible d’intervenir dans ce débat pour remettre le ballon au milieu du terrain. Disculper ceux que l’on crucifie sur l’autel du football. Je fus un footballeur émérite, et je n’ai jamais aimé la tricherie. Mais s’il y a bien une chose que je peux comprendre – sans toutefois l’approuver – et que tous les footballeurs comprendront aussi, c’est le geste de Thierry Henry. Quand un ballon fuyant vous arrive sur le bras, votre premier réflexe ne sera pas de retirer votre membre, mais de vous en servir pour rectifier la direction du ballon. Ce n’est pas de la tricherie assumée, mais un mauvais réflexe que j’estime par exemple moins condamnable qu’un joueur qui fait de la simulation pour obtenir un pénalty – sale habitude que l’on observe chaque week-end sur les terrains de foot. A ce titre, je tiens à dire que le geste de Henry n’a rien à voir avec celui de l’ami Diego Maradona qu’on s’est empressé de ressortir des archives à titre de comparaison.
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Posté par dragon buté le 11 novembre 2009

This is it, et l'énigme perdure
L’oeuvre était présentée comme le film de référence sur Michael Jackson. Celui qui apprendrait aux fans à connaître ce gamin hors norme coincé dans le corps d’un homme de 50 ans. Celui qui allait expliquer à un public avide ce qu’il n’avait jamais réussi à comprendre des énigmes qui entourent le King of pop.
Il y eut d’abord son talent exceptionnel et précoce. Comment expliquer qu’un garçonnet de six ans possède une telle aisance sur scène? Bien sûr, il y a le drill intense imposé par un père omniprésent et omnipotent. Mais cette explication met trop vite de côté l’instinct d’un Michael déjà bête de scène.
Il y eut ensuite le succès, et bien plus encore l’entreprise Michael Jackson. L’artiste a su avant tout le monde faire de son nom une marque, faire de sa personne un bien de consommation, faire fructifier une renommée naissante. De l’étoile filante qu’il aurait pu devenir, il a créé, mythes à l’appui, une star, voire un dieu.
Les mythes justement. Lisez la suite de cette entrée »
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Posté par blongo le 6 novembre 2009

Quand lama fâché, faire de temps en temps ainsi
Ayant eu la chance de partir dernièrement quelques semaines au Pérou, votre Blongo a ramené dans sa besace plein de photos, plein de souvenirs et surtout plein de correctifs à divers préjugés touchant ce magnifique pays. Qui dit Pérou dit en effet toute une série d’idées reçues pas forcément proches de la réalité. Des idées notamment véhiculées par Hergé et Tintin, avec leur fameux voyage au Pérou et en Bolivie dans “Le Temple du Soleil”. Petit passage en revue de ces imprécisions concernant le Pérou:
Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi: dans Tintin, le malheureux capitaine Haddock se fait asperger toutes les 5-6 pages par le crachat d’un lama fâché. Eh bien, après quelques tests sur le terrain, et insistance dans l’expérience, il s’avère que le lama (tout comme d’ailleurs ses cousins alpaca et vicuna) ne s’amuse pas à cracher sur tous les touristes qui passent. Certes, l’animal affiche le plus souvent un séduisant regard hautain et semble outré quand on le flatte, mais rien ne sort apparemment de sa grosse bouche ruminante. Déception! Et pourtant… En fait, même si ce n’est pas si fréquent que cela, le lama crache bel et bien quand il est agacé. S’il est légèrement contrarié, il peut envoyer un léger jet liquide. Mais s’il est franchement hors de lui, état qui semble plutôt rare il faut bien l’avouer, c’est un imposant crachat verdâtre qui pourrait vous arriver sur le visage. Il s’agit de régurgitations gastriques à l’odeur nauséabonde. Donc, rendons hommage à Hergé, qui n’a pas, en définitive, totalement imaginé ce comportement pour le moins étrange chez le lama.
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Posté par blongo le 19 septembre 2009

Le bim bam bop, déjà un régal pour les yeux.
Commencée il y a quelques semaines, cette rubrique méritait bien une petite mise à jour, ou plutôt une quatrième version. Entre agacement convulsif et admiration béate, le quotidien regorge de ces moments contemplatifs.
J’aime le mois de septembre: quoi de plus savoureux que ce neuvième mois de l’année? C’est la période idéale pour prendre des vacances, car il n’y a plus de hordes de gens sur les routes et des wagons de benêts sur les terrasses des bistrots. C’est la période idéale pour vivre et non plus survivre comme en été. On perd 10 degrés et l’air redevient respirable. On peut faire trois pas sans se retrouver avec des auréoles sous les bras et on peut se balader à l’extérieur sans courir le risque de revenir avec l’impression d’être une écrevisse surcuite. Idéal, qu’on vous dit. Et puis c’est la période des feuilles brunissantes, des vendanges et de la chasse dans les restaurants. La belle vie de château sans les désagréments du plein été.
J’aime pas le petit chien-chien à sa mémère: ridicule, il n’y a pas d’autre mot pour qualifier ces bestioles de 13 centimètres de long pour 6 de large. Il y en a un dans mon immeuble. Le visuel est désastreux. Un noeud dans les cheveux et le poil lissé. On ne dirait même pas un vrai chien, mais plutôt un gros rat sans personnalité. Ou tout au plus un peu de hargne. Car c’est les plus petits roquets qui ont le plus envie de vous mordre un mollet. Du moins jusqu’à ce que sa mémère vous dise d’un ton doucereux que c’est rien, qu’il voulait juste jouer et que c’est pas si grave s’il repart avec une bouchée de votre mollet. Mais plus que le visuel, c’est le sonore qui tourne à la tragi-comédie. Le chien-chien parfait ne sait pas aboyer comme un vrai Médor des banlieues. C’est plus un éructement plaintif qui ne ressemble à rien. Aucune once d’autorité, aucune présence, aucun charisme. Rien. Et en plus le chien-chien aime plus que tout aboyer sans raison pendant une durée qui vous paraît longue et qui vous donne des envies de piétinement. Ou pardon, gentille mémère, c’est pas si grave si j’ai piétiné votre chien-chien au noeud-noeud…
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Publié dans J'aime j'aime pas, Société | Taggé: autoroute, Beverly Hills, bim bam bop, chauffard, chiens, cuisine sud-coréenne, Dallas, dolsot bibimbap, Happy Days, Hélène et les garçons, La Croisière s'amuse, Les chevaliers du zodiaque, mémère, séries TV, septembre, V, voisins, X-Files | Laisser un commentaire »
Posté par blongo le 15 septembre 2009

Roger s'est démultiplié, mais cela n'a pas suffi...
On va me qualifier d’incorrigible, mais je ne peux m’empêcher d’écrire un billet à chaque finale de Grand Chelem disputée par Roger Federer. Même quand le match se termine à pas d’heure et que le maître finit, contre toute attente, par mordre la poussière. Il était près de 3h en Suisse quand le no1 mondial a dû rendre les armes en finale de l’US Open contre Juan Martin Del Potro. Un revers inattendu qui fait souffrir, mais, étrange impression, peut-être un peu moins que les défaites contre Nadal…
Plus de 4 heures de match, cinq sets et l’apparition de nombreux cheveux blancs n’y ont pas suffi, Federer n’a pas empoché un 6e titre à l’US Open, freinant sa course vers les records. La faute à un Argentin des grands jours, qui a par moments réussi à balader le Suisse comme un Nadal des meilleures années. La faute aussi à un service vraiment défaillant. On n’a jamais vu Federer aussi emprunté avec sa première balle dans un tournoi du Grand Chelem. La faute enfin à cette fébrilité lors des points importants, une mauvaise idée à laquelle il nous avait peu habitués. Del Potro mérite donc tout à fait sa victoire, même si on regrettera toujours ces quelques balles de break pas concrétisées et cette double faute au tie-break de la 4e manche.
Ce que l’on retiendra aussi surtout, c’est la pénibilité de cette finale pour les nerfs. Comme il était trop tard pour passer l’aspirateur pour occuper son esprit ou pour mitonner un petit plat pour occuper ses mains, votre blongo s’est réfugié sur internet pour occuper son moral. Sans être vraiment consolé, on constate tout de même que l’on peut obtenir des statistiques intéressantes en pianotant Roger Federer sur Google. Les résultats du moteur de recherches sont plutôt éloquents. Et palsambleu que cela fait du bien de faire ces recherches quand le spectacle devient intenable à la TV. Les chiffres qui suivent ont donc été récoltés aux pires moments du match, entre 0h30 et 2h30 de la nuit et si ces données n’ont évidemment aucune valeur scientifique sérieuse, elles sont plutôt sympas.
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Publié dans People, Sport, Tennis | Taggé: Barack Obam, chiffres, Del Potro, facebook, George W.Bush, Google, jumelles, Leonardo Di Caprio, Michael Jackson, Michael Jordan, Mirka, Roger Federer, statistiques, Tiger Woods, US Open | 2 Commentaires »
Posté par Van Breukelen le 9 septembre 2009
De mémoire d’homme, on n’a jamais vu la diplomatie suisse aussi malmenée dans une tempête médiatico-politique qui semble échapper à tout contrôle, se livrer à toutes les rumeurs pour remplir le vide du silence radio des politiques. L’affaire Thomas Borer n’était que de la roupie de sansonnet. Trois éléments au moins m’interpellent: la sémantique du mot otage, la lecture d’une probabilité comme d’une promesse et le choix du silence en communication de crise.
La Libye, en guise de représailles par rapport à l’arrestation aussi ferme que justifiée du fils du colonel Khadafi à Genève, retient selon toute évidence deux hommes, brièvement arrêtés, avant d’être libres de circuler en Libye. Ces hommes ne peuvent pas quitter le pays en raison d’une supposée infraction aux lois sur l’immigration libyennes. Curieusement, ces hommes n’ont pas fait le centre de l’actualité pendant des mois: pas de Marcel Carton ni de Florence Aubenas surmédiatisés en terre helvétique. Il faut dire qu’ils sont libres de leurs mouvements, que personne ne craint pour leur vie et que leurs familles en Suisse se terrent dans le silence de plomb. Plus même, si on en croit la Tribune de Genève du jour, un des deux Suisses serait un proche du pouvoir en Libye et aurait même pu quitter le pays pour des vacances en famille en Tunisie ! Lisez la suite de cette entrée »
Publié dans Médias, Politique suisse | Taggé: Affaire libyenne, communication de crise, démission, excuses, Hans-Rudolf Merz, lettre libyenne, Libye, Médias, otages, Politique suisse, pragmatique, presse, presse suisse, promesse, rumeur, rumeurs, Silence, Suisses retenus, Tripoli | Laisser un commentaire »
Posté par blongo le 2 septembre 2009

Tout est bon dans le jambon
Franchement, les petits voleurs avides qui dévalisent des banques ou des bijouteries méritent la prison et une peine très sévère. Pas pour le montant de leur larcin ou la peur infligée aux employés, on laissera ces considérations aux partis de la droite extrême, mais pour le manque d’originalité de leur initiative. Dévaliser un lieu bourré d’argent, c”est déjà vu, has been et ringard, non? D’accord, cela peut rapporter gros, à part si on finit derrière les barreaux, mais où est la beauté du geste dans tout cela, que diable! Quel manque de doigté et d’audace.
On avait déjà évoqué il y a quelque temps ceux qui font preuve d’une belle maestria dans leurs cambriolages et larcins divers et variés. Mais là, je crois que nous avons trouvé nos champions du monde, en tout cas pour les amateurs de viande. Ce sont en effet pas moins de 330 jambons crus qui viennent d’être dérobés dans l’entreprise Rappelli à Stabio, au Tessin. Trois cents trente jambons crus, votre gourmand blongo en viendrait presque à défaillir ou au moins à verser une petite larme. 330 jambons crus, c’est comme l’Everest pour un cambrioleur gourmet. 330 jambons crus, mazette, mazette…
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Publié dans Insolite, Société | Taggé: bijouterie, cambrioleurs, gourmandise, jambons, maestria, originalité, vol | Laisser un commentaire »
Posté par blongo le 23 août 2009

Money, money, money
Toute l’Italie attendait cela depuis des mois. L’Europe entière s’était aussi mise à rêver depuis quelques semaines. La cagnotte gargantuesque du loto italien est enfin tombée. Des millions de tickets ont été joués dans l’intervalle. De nombreux frontaliers, suisses, français et autrichiens, passaient la frontière pour aller jouer en Italie. La diffusion du tirage à la TV battait des records d’audience. Des milliers de personnes ont risqué l’arrêt cardiaque. Une seule d’entre elle est devenue multi-multi-multi millionnaire. Et encore un petit peu plus. On est tous à 100% content pour ce veinard. Euh, plutôt 10% content et 90% jaloux.
Ce tirage du loto a donc affolé les chiffres. Et la presse. Tous les médias ont relayé l’information, donnant des sueurs de jalousie à tous les lecteurs. Des zéros et encore des zéros. Une pluie de billets de banque. A lire les données qui suivent, on en attraperait le tournis.
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Publié dans Société | Taggé: chance, Euro millions, Italie, loterie, loto, millions, numéros, veinard | Laisser un commentaire »
Posté par Van Breukelen le 20 août 2009
En l’espace de deux jours à peine, la Suisse signe des cessez-le-feu avec d’une part les Etats-Unis, où elle excuse les dirigeants rapaces de sa première banque d’avoir eu tort, d’autre part avec la Libye, où elle s’excuse d’avoir eu raison. Rien de comparable entre les deux a priori si ce n’est de plier devant la pression. Le gouvernement helvétique vient de crier au monde son impuissance à cause de sa dépendance à l’égard de l’argent d’autrui.
On peut comprendre que Berne cède du terrain sur le secret bancaire. Le fait qu’une banque arrogante incite des Américains à frauder le fisc peut avoir de sérieux revers lorsque le pot aux roses est découvert. Si l’on ajoute la chasse aux boucs émissaires en climat de crise dont le G20 a été la merveilleuse illustration, le manque d’armes pour résister à l’assaut, dès lors qu’UBS n’est plus qu’une arbalète brisée, conduit à céder en tentant de sauver encore les meubles. On plie mais on ne rompt pas. Lisez la suite de cette entrée »
Publié dans Politique suisse | Taggé: Accord Suisse-USA, Affaire UBS, excuses, Kadhafi, Libye, merz, secret bancaire, suisse, UBS | 3 Commentaires »