Naturalisation: les recettes pourries de la droite populiste
Publié par le fureteur sur 15 avril 2008
C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleurs soupes, affirme le dicton populaire. Lors des élections fédérales d’octobre dernier, la droite populiste helvétique avait fait sienne cet adage, ressortant du congélateur le même programme que quatre ans auparavant: moins de dépenses, moins d’impôts, plus de sécurité. Le tout, bien entendu, saupoudré d’un zeste de Blocher. Les ingrédients étaient rances, mais la sauce avait pris.
Aujourd’hui, le premier parti de Suisse retourne au fourneau et s’apprête à nous resservir un vieux morceau faisandé sous forme d’affiche électorale. S’opposant à un octroi plus facile de la citoyenneté suisse, ladite affiche en avait dégoûté plus d’un en 2004: des individus basanés plongeaient leurs mains avides dans un récipient garni de passeports à croix blanche. La naturalisation n’est pas la soupe populaire, disait l’UDC, la nationalité suisse est un produit de luxe.
Cette fois, les démocrates du centre, pour nous imposer les naturalisations par les urnes, nous ressortent la même recette et les mêmes ingrédients, seul l’assaisonnement changeant quelque peu. Pour ces gourmets de pacotille, le chef doit pouvoir choisir ceux qui auront le droit de déguster son plat: commander poliment et payer honnêtement, comme dans tout restaurant qui se respecte, ne suffit pas.
En 2004, j’étais déjà de ceux qui avaient peu goûté la petite cuisine électorale de l’UDC. Nausée, maux d’estomac, haut-le-coeur: aujourd’hui, je suis dégoûté. Toni, Christoph, Ueli, vos casseroles sont rouillées, votre soupe est à vomir. Quant à vous, chers citoyens, prenez garde, car vous risquez l’indigestion…
le fureteur
- Crédit photo: UDC

18 avril 2008 à 4:24
Si on chasse la naturalisation, ça est bien connu, elle revient au galop. Avant, quand j’étais jeune, on rouspétait contre l’artificialisation avec tous leurs produits chimiques, la dioxine, le poulet aux hormones et tout le bazar. Eh bien si la naturalisation gagne du terrain c’est que nous autres, les cinquante-dix-huitards, on n’a pas perdu notre temps quand on lançait nos pavés.Mais ça n’est que l’avis d’un non spécialiste. Chez nous, les Beulemans, on fait dans la bière.
19 mai 2008 à 8:10
[...] du passeport rouge à croix blanche. La campagne nauséeuse de l’UDC, dont a parlé le fureteur ici-même, renoue avec les affiches des années trente mettant en scène des mains coupables [...]