Voyager en transports publics vous offre souvent des scènes gratinées. J’en fus témoin il y a quelques jours. Récit.
Comme de nombreux homo sapiens pendulari, par un beau jour de printemps, je monte dans le train direct à deux étages Genève-Lausanne, prompt à m’assoupir dès les premiers bercements de la voiture. Mais mon sommeil est très vite perturbé par les hululements du contrôleur. Motif ? Cinq hurluberlus, au wagon-restaurant voisin, qui refusent de payer leur titre de transport. Ni une ni deux, notre vaillant chef de train se fait menaçant et en appelle à la police ferroviaire, prête à interpeller les malfrats à l’arrivée du train à Lausanne. «Des étudiants géorgiens avec un permis L», clame le contrôleur dans son téléphone portable.Jusque-là, rien de bien extraordinaire. Les resquilleurs, c’est monnaie courante. Quoiqu’on puisse se demander quel est l’intérêt de cinq étudiants géorgiens à ne pas payer leur billet, si ce n’est pour avoir des ennuis avec la police et risquer un renvoi.
