Les Tchèques et l’échec
Publié par Van Breukelen sur 10 juin 2008
Allons bon, le sport suisse se casse la gueule. Déjà que Nadal a réexpédié Federer sur la planète dont il est venu, oui Nadal, cet espèce de terrien pur qui s’est transformé on ne sait trop pourquoi en extraterrestre, voilà maintenant que les footeux helvétiques ont la gueule de bois et la peur au ventre.
Le choc des chiches Tchèques, qui, tchac, a le chic de faire choper à chaque Suisse l’envie de chercher l’oubli d’un échec aura-t-il l’effet pas chou de shooter l’Euro aux chiottes ? Et tchao donc les tchin-tchin qu’on s’attachait à chuchoter voire à chanter - champagne ou chasselas obligent - dans les chalons, salons pardon, avant que nous, challengers, chutions dans ce championnat !
Qu’on tire la chasse et qu’on revienne aux affaires sérieuses: les affaires bancaires, où, là, nous sommes moins ridicules. Enfin avant que l’UBS ne vienne à croire aux subprimes…
La fête du sport et l’ambiance subséquente va-t-elle dégonfler comme un soufflé qui déjà n’avait pas beaucoup pris ?
D’autant que l’Autriche a vécu les mêmes déboires d’une chiche défaite sur un but chapardé. Moi, j’aurais signé un Tchèque en blanc à l’arbitre - et pas un Tchèque en bois - pour qu’il
chouchoute notre équipe nationale et nous pousse dès lors à un peu plus de ferveur chauvine. Car là, je crains que l’enthousiasme déjà modéré du pays ne s’effiloche… Reste l’espoir insensé d’une Turquie peu inspirée et de quelques comptes d’épicier réussis pour ne pas me faire décrocher définitivement de tout espoir dans le sport suisse. Sinon, c’est les Tchèques et mat.
Van Breukelele
