La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

« A genoux » de Michaël Connelly ne nous y met pas

Posted by Van Breukelen sur 26 mai 2008

Dans le panthéon des écrivains de polars incontournables, y compris pour les éditeurs qui doivent y voir la poule aux oeufs d’or, Connelly figure en bonne place. Rien que pour avoir inventé un flic portant le nom de Hieronymus Bosch, il mérite mon respect. Le Bosch donc, teigneux têtu qui tient tête à tout, est un animal genre bulldog croisé avec un morpion: il mord là où ça dérange et il ne lâche jamais. Ce qui le rend attachant – évidemment – et passionnant. Quand un nouveau Connelly sort en librairie, et le bougre n’arrête pas de produire, mon premier réflexe est de chercher Bosch en 4e de couverture. Quoique la « Défense Lincoln » ne soit pas mal non plus. Mais je suis attaché à Harry comme une puce à un chien.

Donc, j’ai su que j’achèterai « A genoux », le dernier Bosch en date, dès que j’ai mis les pieds dans ces infernaux magasins où je sors toujours plus lourd du poids des mots et plus léger du poids des sous. Et, malgré du boulot par dessus tête, je n’ai pu résister à liquider l’ouvrage en deux petites soirées. Avant de pousser un gros soupir.

Une fois n’est pas coutume, Connelly m’a déçu. D’abord, l’argument n’est pas bien gros: en termes de nombre de pages, on est loin de la production habituelle. Normal pour une enquête qui dure à peine plus de douze heures me direz-vous. Douze heures où Harry mène rondement sa barque? Que nenni, il rame, semble largué, a un nouveau coéquipier aussi transparent qu’un Anglais est rouge sur une plage du Midi un 20 août, grommelle contre le FBI et la déferlante d’acronymes qui interviennent dans l’enquête – du vingt fois lu. C’est mou et la résolution se fait par un deus ex machina peu crédible. En outre, on capte assez rapidement que la piste suivie par les couillons du FBI prend l’eau. Bref, on n’y croit pas. Pire, on sent que Connelly lui-même n’y croit pas. Panne d’inspiration ou erreur de parcours? J’attends la suite pour juger.

Herman van Breukelen

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Une Réponse to “« A genoux » de Michaël Connelly ne nous y met pas”

  1. Effectivement, Ignacio, le nouveau coéquipier de Harry tient à peine le rôle de faire valoir. Peureux et soucieux de garder sa place, il ne prend guère part à l’enquête. Quand à la trame de cette histoire, elle laisse aussi à désirer. Au fil de la lecture, la chute en devient plus que prévisible.

    Dommage!

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