La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

Archive for 2 juin 2008

Trois claques en chambre insonorisée

Posted by Van Breukelen sur 2 juin 2008

Les Suisses ont refusé ce week-end trois objets de votations émanant plus ou moins directement des populistes de l’UDC, qui, acceptés, auraient profondément modifié le pays. Les trois objets de votation avaient en commun l’idée d’un déplacement du pouvoir. Naturaliser par le peuple au lieu de passer par une commission ad hoc aurait déplacé le pouvoir de ceux à qui on l’a confié vers ceux qui le confiaient jusqu’ici, c’est-à-dire les citoyens. Supprimer le libre choix des médecins aurait confié le pouvoir aux caisses-maladie en lieu et place de tout un chacun. Enfin, empêcher le gouvernement de se prononcer sur des objets de votation aurait supprimé le pouvoir de l’exécutif de ce pays pour le confier à d’autres – aux partis essentiellement. Si ces étranges transitions de pouvoir avaient été acceptées, on aurait vu un message pour le moins paradoxal, deux objets plaidant pour le retrait de la confiance aux élus au profit du « peuple », et l’un, sur la santé, pour le retrait de la confiance de ce même peuple dans leur discernement et leurs choix médicaux au profit d’entreprises lucratives que sont les assurances. Paradoxal en apparence puisque cela reste très cohérent avec une politique ultra-libérale: moins d’Etat mais plus pour les entreprises. Il ne reste pas moins que le peuple dont l’UDC se dit sans cesse soucieux est le parfait ludion de l’affaire. Lire le reste de cette entrée »

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Oui, ce film est un chef d’oeuvre

Posted by patoudoux sur 2 juin 2008

J’adore le cinéma. Et je considère que cet art, qui a consacré – souvent à raison, parfois à tort – la terminologie de «culture de masse» dès ses débuts à l’aube du XX siècle, est injustement sous-estimé. Un art populaire? Certes, on ne va pas au cinéma comme on va au musée de l’art brut. Mais c’est faire injure à tous ceux qui ont honoré le 7e art, des frères Lumière aux frères Coen (sans oublier, dans un autre registre, les frères Weinstein), que de ne pas le mettre sur un même plan que la littérature ou la peinture.

Le cinéma est un art comme un autre, à la différence peut-être que son évolution est et restera – plus que dans d’autres formes d’art- tributaire de l’évolution de la technologie. On peut en faire tout et n’importe quoi. Mais ce que je retiens du haut de mes modestes 10 ans d’expérience de passionné est le constat suivant: quand il est utilisé par des artistes inspirés, le cinoche confine à l’extase. Je ne connais pas meilleure expérience – intellectuelle, visuelle et sensorielle – que de me plonger dans une salle obscure. C’est ce qui m’a poussé à en étudier l’histoire et l’esthétique dès lors que j’étais sorti de l’âge bête, celui durant lequel on ne s’intéresse à rien (dans mon cas, je ne m’intéressais qu’au football).

Hier soir donc, j’ai visionné, pour la troisième fois en quelques semaines avec toujours la même admiration, «No Country for Old Men» (je vous épargne de la traduction française). Une œuvre des frères Coen, la meilleure qu’ils aient produite à ce jour, bien que leur filmographie soit déjà bien dotée en chefs-d’œuvre (« The Big Lebowski », « Fargo », « Miller’s Crossing » et j’en passe). Adaptation d’un roman de Cormac McCarthy, « No country… » recèle tout ce que le cinéma peut créer de meilleur. Pour la troisième fois donc, j’ai été subjugué par la maîtrise du 7e art et face à cette beauté constituée de 25 photographies par seconde (soit 183’000 photos pour «No country…»), j’en ai presque versé une larme. En voici les raisons.

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