La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

Le pire, c’est d’y avoir cru. Autocritique d’un supporter de deux soirs

Posted by dragon buté sur 12 juin 2008

Alors voilà! Il aura suffit de deux matches pour que la Suisse soit éliminée de l’Euro 2008. Un peu plus de 180 minutes de jeu pour que l’espoir helvétique soit bousillé. Une triste fin, c’est vrai. Mais le pire dans tout cela, c’est d’y avoir cru…

Le foot, moi je m’en moque. Jamais regardé un match de ma vie, en dehors des grands événements (Mondial, Euro). Aucun intérêt.

Voir vingt-deux jeunes hommes courir après un ballon durant de très très longues minutes en tentant de le mettre dans le but de l’autre équipe, ça peut encore aller. Mais savoir avant le début de la rencontre qu’il n’y aurait au final qu’un voire deux buts (les très bons matches) et une multitude d’actions manquées est vraiment désespérant.

En regardant la rencontre Suisse-Turquie sur la plainte de Plainpalais à Genève, je me suis rendu compte que le foot était une série d’espoirs déçus. La Nati chope le ballon, l’amène devant les seize mètres et… se fait piquer la balle par les adversaires turcs. Les supporters y croient durant quelques secondes, puis c’est la désillusion. Et c’est comme ça durant presque 90 minutes, à part le faux espoir du premier but helvétique. Et là encore, désespérance avec la remontée turque. Puis le but de l’anéantissement, qui a sonné le glas de notre équipe nationale.

Série d’espoirs déçus, donc. Finalement, le foot, c’est comme l’être humain. Les deux provoquent de grandes désillusions, mais on ne peut s’empêcher d’y croire à chaque fois. Et tant pis pour nous!

Loin de moi pourtant l’idée de prétendre que l’élimination d’une équipe durant l’Euro est de l’ordre de la catastrophe. Les catastrophes, on les trouve en Birmanie ou en Chine . Mais je ne prétendrai pas non plus que le mortifiant parcours de notre Nati n’a aucune importance. Toute cette ferveur (avant le début des matches, bien sûr) ne doit pas être traitée par-dessus la jambe. Le foot est un jeu, mais aussi un formidable catalyseur des émotions humaines. 

Bref, tout cela pour dire que même votre dragon buté, si peu enclin à la foot-mania, est déçu. Oui.

Mais il est surtout déçu de lui-même. De s’être laissé aller à y croire, une fois de plus. 

Dragon.

Credit photo: green little monster sur Flickr.

 

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Une Réponse to “Le pire, c’est d’y avoir cru. Autocritique d’un supporter de deux soirs”

  1. Ann said

    Mon petit dragon préféré…tu me paraît bien désillusionnée sur la race humaine ! Ne t’inquiète pas, je pense qu’entre Alice aux pays des merveilles et Dr. House nous réussirons à trouver un juste milieux…même si je sais que les dragons, butés ou non, ils ont bien leur place dans les contes de fée !

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