La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

La bibliothèque idéale du polar pour l’été

Posted by dragon buté sur 11 juillet 2008

C’est le temps des grandes migrations estivales. Et donc du choix cornélien suivant: quels bouquins vont m’accompagner sur les plages de Rimini, durant mon trek au Népal ou dans les parcs du Québec?

Voici pour vous aider ma bibliothèque idéale, qui ne comprend que des romands policiers (quoi? il existe d’autres styles de romans?) de toutes sortes et en vrac. Ne sont cités ici que le « haut du panier », le meilleur du meilleur du polar/thriller/roman à enquête. A vous de juger!

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>> La trilogie Joe Kurtz (« Vengeance », « Revanche » et « Une balle dans la tête ») de Dan Simmons.

Dan Simmons au sommet de son art. Trois petits romans serrés, sacrément bien construits et drôles (au 43e degré). On apprécie le rythme, le style dépouillé et un Joe Kurtz tout bonnement génial.

Ex-taulard psychotique, Joe Kurtz enquête pour le compte des familles mafieuses de Buffalo tout en essayant d’éviter de se faire dégommer par les nombreux malfrats qui veulent sa peau.

>> « L’échiquier du mal » du même Dan Simmons.

Polar avec une touche fantastique. Une merveille en deux tomes impossible à lâcher. On aime tout. A lire absolument.

Que se passerait-il si vous pouviez prendre le contrôle de l’esprit de vos congénères? et qui pourrait vous arrêter?

>> « Le vol des cigognes » de Jean-Christophe Grangé.

Le premier et le meilleur Grangé à cette heure. Violent, dérangeant. Une intrigue qui laisse des traces. On peut lire aussi avec plaisir « Les rivières pourpres » (même si on a vu le film, car très différent) et à la limite « Le concile de pierre », malgré la fin gâchée.

Voyage halluciné et hallucinant sur les traces de la migration des cigognes, de Russie en Afrique du Sud. Mais pourquoi ces mêmes cigognes disparaissent-elles?

>> « La sirène rouge », « Les racines du mal » et « Babylon babies » de Maurice G.Dantec.

Il déraille, Dantec, ces derniers temps. Mais il ne faut pas oublier qu’il a produit quelques thrillers d’anthologie. Dont ces trois-là, hyper-efficaces.

A la recherche du Mal et de ses méandres. Le dernier, « Babylon babies », contient des prémisses de cyber-punk.

>> « Tokyo » et « Pig Island » de Mo Hayder.

Des réussites absolues, comme déjà dit. Ambiance à vous glacer les sangs. Thrillers morbides et mortifères.

Deux lugubres plongées, l’une dans l’histoire japonaise, l’autre dans une secte peu recommandable. Et chez Mo Hayder, personne n’est innocent et personne n’en ressort indemne.

>> Tous, absolument tous les Fred Vargas.

Cette bonne femme est énervante de réussites. Tous ses romans sont de petits bijoux d’orfèvre. L’intrigue passe souvent au second plan (à tort d’ailleurs), tant les personnages sont bien ciselés. Disons-le: on aimerait bien être eux.

Pas thriller pour deux sous, mais romans à enquêtes. Rien ne vaut l’ambiance créée par Vargas. Rien.

>> « Cul-de-sac » de Douglas Kennedy.

Roman hybride, entre suspense et récit d’enfermement. Oppressant au possible. Une précision toutefois: à éviter avant de se rendre en Australie (pourrait vous faire reculer dans votre projet).

Comment un voyage en Australie devient un véritable cauchemar après une rencontre avec une autochtone. Un roman à ne pas mettre entre des mains trop sensibles.

>> « Quatre romans noirs » de Tonino Benacquista.

Pas romans policiers, mais des romans noirs qui ne ressemblent à aucun autre. On aime le style léger de Benacquista et les univers atypiques qu’il nous fait connaître.

« La maldonne des sleepings »: voyage en tain. « Les morsures de l’aube »: le monde de la nuit et de la jet-set. « Trois carrés rouges sur fond noir »: art et polar. « La commedia des ratés »: traîne-savates et fier de l’être.

>> « Le maître des illusions » de Donna Tartt.

Encore un chef d’oeuvre, entre roman d’initiation, enquête atypique et angoisse psychologique.

Donna Tartt nous fait vivre le quotidien d’une bande d’étudiants brillants mais asociaux qui vivent sous le joug d’un professeur brillant et manipulateur. Ils iront au-delà de leurs limites pour plaire à ce maître des illusions.

>> Pour terminer, voici en vrac quelques lectures plus « faciles » mais aussi conseillées:

Quelques Agatha Christie of course, notamment « Le meurtre de Roger Ackroyd », « L’affaire Protheroe », « Mort sur le Nil » ou « Cinq petits cochons ».

Un ou deux Harlan Coben à la limite. Mais pas trop, car son humour finit par lasser.

Le « Jack l’éventreur » de Patricia Cornwell, pour ceux que ça intéresse. Pas forcément convainquant, mais rondement mené et assez divertissant.

La trilogie de Michael Marshall (« Les hommes de paille », « Les morts solitaires » et « Le sang des anges »), qui donne des frissons.

Après cette énumération, il ne me reste qu’à vous souhaiter bon été et bons frissons polaristiques. Et que ceux qui ont d’autres propositions n’hésitent pas à les ajouter en commentaires.

Bien à vous.

Dragon.

Crédits photo: joesflickr, travis hightower, darren hester.

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3 Réponses to “La bibliothèque idéale du polar pour l’été”

  1. Van Breukelen said

    Excellentes suggestions, cher dragon. J’ajouterai encore les Dexter de Jeff Lindsay : glaçant à souhait; quelques bonnes vieilles chambres closes et les défis à la logique qu’elles posent : les anthologies de Roland Lacourbe sont un excellent choix – outre JD Carr, Clayton Rawson ou Paul Halter. Que mettre encore dans la valoche ? Ah oui, la trilogie Millénium, même si je ne suis pas au diapason de la dithyrambe planétaire qui en est faite. L’analyste de Katzenbach: sacrément efficace. Les deux Caleb Carr (l’aliéniste et l’ange des ténèbres) sont très forts, la plupart des Donald Westlake – en particulier l’hilarante série des Dortmunder, quelques Chesbro et son nain improbable – en particulier les premiers. Ajoutons en plus William Irish, un maître en suspense redoutable. Et j’en oublie sans doute un paquet, mais la valise est sans doute déjà pleine à craquer.

  2. blongo said

    Blongo est également totalement d’accord avec ce choix dragonnesque. Il mettrait un bémol à Mo Hayder et une grosse cote pour L’échiquier du mal, qu’il FAUT absolument lire! Il recommande aussi Cul-de-sac tout particulièrement. Et quitte à lire de bonnes histoires à frissonner, il faut absolument emmener un vieux Stephen King sur la plage. Avec une préférence pour Shining, Misery, Les régulateurs et Le fléau.

  3. Ann said

    Mais quelle excellente chronique, dommage que j’ai déjà presque fait tous tes préféré mon dragon buté mais pas trop…mais je souligne qu’il sont tous excellents et qu’ils se marient tous très bien avec les Buddhas au bord des piscine d’Ubud à Bali.
    Je vais tenter les Vargas…et après cela, je t’acheterai une nouvelle étagère. 🙂

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