La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

Des trollympiades loin de Pékin

Posted by blongo sur 21 août 2008

Une trolle adoptée devance de vraies boules de poil

Une trolle adoptée devance de vraies boules de poils

Alors que Pékin vibre pour ses JO suivis dans le monde entier, loin, très loin de Chine, aux fameux Monts Locaces, viennent de se dérouler, dans une ambiance nettement plus intime, des joutes très particulières, des trollympiades, comprenez des Jeux olympiques pour les trolls… Qu’est-ce donc que cette nouvelle affaire, vous demanderez-vous bien justement.

En fait, les trollympiades réunissent des trolls venus de tous les horizons pour des épreuves qui n’ont rien à voir avec le cyclisme sur piste ou le tir au pistolet, mais pour des disciplines typiquement trolles, comme le lancer d’humains, le plongeon sans piscine ou le dressage de mouches… Tout y existe comme aux vrais Jeux, de la flamme trollympique au village trollympique, mais avec en prime ces bestioles pour le moins particulières nées de l’imagination du scénariste Christophe Arleston et illustrées avec talent par Jean-Louis Mourier. Bande dessinée à succès grandissant, « Trollympiades » est le 11e tome de la série « Trolls de Troy », une aventure qui a lieu deux siècles avant celle de Lanfeust et de son ami troll Hébus.

Pour ce nouveau tome, Arleston et Mourier nous emmènent donc, et c’est d’actualité, dans le monde de l’olympisme, ou plutôt du trollympisme. L’ennemi juré des trolls de Troy, le vénérable et fourbe Rysta Fuquatou, cherche un nouveau subterfuge pour asservir les trolls, des boules de poils aussi fortes qu’affectueuses, qui n’ont rien à voir avec les monstres enragés vus dans Tolkien par exemple. Il faut pour cela les capturer et les enchanter. Le méchant homme initie donc les JO pour trolls avec le secret espoir d’emprisonner les trolls grâce à des médailles magiques.

Rysta Fuquatou réussit à réunir aux Monts Locaces des trolls venus des quatre coins de Troy: des trolls mouchetés des steppes, des trolls blancs du Darshan, des trolls des îles, des trolls rayés des montagnes et, bien sûr, des trolls bruns de Phalompe. C’est à cette tribu débonnaire qu’appartiennent les héros de la série, Teträm (le père de famille), Puitepée (son épouse), Waha (sa fille adoptive, une humaine recueillie quand elle était bébé), Pröfy (le possible futur fiancé de Waha) et ses enfants Gnondpom, Sekspys et Erodravelle. Remarquez les jeux de mots plus ou moins bien trouvés quand on accolle le mot « troll » à ces patronymes (on aime surtout troll Gnondpom et Pröfy..).

Teträm, Waha et Pröfy font partie de l’équipée pour aller défendre les chances des trolls roux aux trollympiades. Toutefois, à l’arrivée des boules de poils survoltées, les organisateurs, complices de Rysta, perdent vite le contrôle des JO et les trolls organisent les épreuves qu’ils veulent sans se soucier des règles.  Ils ne refusent qu’une discipline, la natation. Et pour cause, les trolls ne craignent qu’une chose au monde: l’eau. Ca pourrait les laver et donc faire fuir leurs mouches.

Teträm, le bon père de famille

Teträm, le bon père de famille

Place rapidement à des sports qui pourraient, qui sait, un jour intégrer les vrais JO: le lancer de pétaures (de grosses bestioles proches du mammouth, très répandues sur Troy et qui n’avancent que quand on chante), le 110 foulées avec franchissement d’obstacles (d’énormes menhirs), le pipi le plus loin, le coeur-langue (du curling avec des humains comme pierres…) ou le gobage de sfroumptchs (des bébêtes bleues à mi-chemin entre le schtroumpf et la belette). C’est vite le grand n’importe quoi, mais qu’est-ce qu’on s’amuse, autant que les protagonistes insouciants. Et, évidemment, le plan du vénérable Rysta va rapidement s’effondrer.

Si ce 11e tome de la série n’atteint pas la drôlerie des quatre premiers, toujours inégalés, cet opus tient toutes ses promesses, malgré quelques passages peut-être inutiles. Les fans du cycle ne seront pas déçus et ceux qui souhaitent le découvrir trouveront ici une belle entrée dans le monde de Troy.  On craint toutefois que la série perde en saveur peu à peu, avec désormais un tome par an, un rythme endiablé pour Arleston, qui scénarise à peu près à la même vitesse son premier héros, Lanfeust.

Et pour terminer cette petite critique, votre blongo, qui trouve son inspiration dans un des personnages de la série Lanfeust, à découvrir absolument, se permet de citer quelques noms imaginés avec humour par Arleston pour sa ribambelle de trolls. Saluons donc les trolls Tyneth, Roken, Selfkhon, Minesse, Tykedmeh, Angaröss, Dlabal ou Pinanbourh…

blongo, esprit troll

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Une Réponse to “Des trollympiades loin de Pékin”

  1. Beulemans said

    Mais d’où il vient ce mot? Est-ce que c’est de là qu’on dit « ça est une troll d’histoire une fois »?

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