La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

Sur nos monts quand le soleil…

Posted by dragon buté sur 21 septembre 2008

Des montagnes, toujours des montagnes

Des montagnes, toujours des montagnes

Comme tout bon Helvète qui se respecte, je ne connais que les deux premières strophes de notre hymne national chéri. Et comme tout bon Suisse (ou Romand, à tout le moins), je le trouve nul à plus d’un titre. En premier lieu, la mollesse du rythme est à faire pâlir tout auditeur. Encore un peu et on pourrait croire que nos chers Waldstetten n’avaient pas le rythme dans la peau. Ensuite, les paroles sont d’une modernité tout helvétique, même en ne se basant que sur le début de notre chanson nationale: « Sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant réveil »… Ouais! Chez moi, le réveil est rarement brillant, même quand le soleil brille. Et chez vous? Pour terminer, écouter notre hymne c’est un peu comme boire un sirop contre la toux quand on n’a pas la toux. Sirupeux et inutile.

Mais, car il y a un « mais », je dois avouer aussi que notre cantique des cantiques ne manque pas de justesse, à plus d’un titre également.

De retour d’un séjour en Valais, je n’ai pu m’empêcher d’admirer, telle la bonne citoyenne que je suis, les beautés des montagnes qu’un rayon de soleil matinal faisaient flamboyer. Si le réveil n’était pas vraiment « brillant », c’est vrai tout de même qu’il était plus doux que d’habitude. Ce d’autant qu’il n’était pas provoqué par la sonnerie stridente du réveil annonciateur de boulot, mais par le rythme des vacances.

Du rock, jamais assez de rock

Du rock, jamais assez de rock

A bien y réfléchir, le plus énervant dans la Suisse (outre ses lenteurs politiques, ce qui n’est pas le sujet ici), c’est à quel point elle ressemble aux clichés qui la suivent ou la précédent. Un pays tranquille et propre. Des montagnes idylliques et des lacs profonds. Des banques et des banques et des banques. Une vie chère (très chère) et une qualité de vie hors norme. Du bon chocolat et de bonnes montres. Des habitants d’une sereine lenteur.

Et tout cela m’agace profondément. Etre à ce point conforme à ce qu’on attend de nous, moi je trouve ça suspect. Je ne me réjouis que d’une chose, c’est que notre pays cesse de ressembler à la Suisse des Japonais. Non pas que j’espère une crise des déchets napolitains, un pouvoir d’achat français, des taux hypothécaires américains, une crise politique sud-américaine ou que sais-je? Mais une Helvétie un peu plus « rock’n’roll » ne ferait pas de tort.

Mais pragmatique comme le Suisse moyen, je sais que mon rêve ne se réalisera pas de si tôt. Il me reste donc, et à vous aussi, du temps pour aller admirer nos si jolis « monts quand le soleil… ».

Rock’n’roll Dragon.

PS: pour les besoins de ce post, je me suis forcé à lire l’intégralité des paroles du cantique suisse sur admin. Et c’est encore plus navrant que prévu…

Crédits photo: pHil et Vito Malheiros sur Flickr.

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2 Réponses to “Sur nos monts quand le soleil…”

  1. Beulemans said

    Eh bien, ça est indubitablement vrai. C’est des paroles à la con. Mais le Brabançonne en Belgique ou la Marseillaise en France ça est tout aussi con. Et je dirai rien des autres que je connais pas. Même l’Internationale ne passe plus la rampe. Tout est foutu. Vivement qu’on crève.

  2. Coquelicot said

    Voici donc notre Beulemans de la brasserie du même nom au bord de la déprime.

    C’est vrai que la brabançonne, surtout en ce moment ….bon, passons…

    Mais voici que cet article et un féminin bien singulier m’apprennent que notre dragon est une dragonne !!

    « Sur nos monts, quand le soleil
    Annonce un brillant réveil,
    Et prédit d’un plus beau jour le retour,
    Les beautés de la patrie
    Parlent à l’âme attendrie;
    Au ciel montent plus joyeux
    Les accents d’un coeur pieux, »

    Que c’est con …et pieux …

    Pieux ! Pieux ? Encore une histoire de plumard, Dragonne ?? A moins que ce ne fut une affaire de fer à empaler …un peu comme celle de l’UBS et des fonds singapouriens …comment ça pour rien !! Que nenni, comme on dit à Liège !

    Bon, j’arrête ! Faisons un sort à la Brabançonne (ne pas oublier la cédille , une fois … ce serait une fois de trop)

    Ô Belgique, ô mère chérie,
    À toi nos cœurs, à toi nos bras,
    À toi notre sang, ô Patrie !
    Nous le jurons tous, tu vivras !
    Tu vivras toujours grande et belle
    Et ton invincible unité
    Aura pour devise immortelle :
    Le Roi, la Loi, la Liberté !

    Celle-là fallait le trouver, ce soir où une partie de la droite flamande va pousser Leterme…à son terme !!
    Quant à « tu vivras toujours » et « invincible unité » , là, je pouffe …pouf, pouf…ce sera moi qui sera le roi … pouf, pouf…tout Laeken en tremble !!! Non Dragonne, saute pas dans l’TGV, c’est pas un séisme, c’est Parkinson !

    Alors, vous vous dites, surtout Beulemans de la brasserie du même nom, ce Fransquillon se croit tout permis ?

    Ben, évidemment, si non, il ne viendrait pas sur ce blog ! Alors, puisque tout est permis, égorgeons donc un bon coup la Marseillaise

    Allons ! Enfants de la Patrie !

    Le jour de gloire est arrivé !

    Contre nous de la tyrannie,

    L’étendard sanglant est levé ! (Bis)

    Entendez-vous dans les campagnes

    Mugir ces féroces soldats ?

    Ils viennent jusque dans vos bras

    Égorger vos fils, vos compagnes.

    Aux armes, citoyens !

    Formez vos bataillons !

    Marchons, marchons !

    Qu’un sang impur…

    Abreuve nos sillons !

    Franchement, le jour où il a trouvé ça, ce bon Claude-Joseph, il aurait mieux fait de se casser une guibolle.

    Ben oui quoi, Rouget de l’Isle se prénommait Claude-Joseph ; moi je crois que c’est ce prénom à la con qui l’a rendu si agressif.

    Voilà donc 216 années et des poussières -puisque ce « Chant de Guerre de l’armée du Rhin » fut chanté pour la première fois le 22 juin 1792 – que Claude-Joseph nous pousse au crime !
    Et où ça qu’il fut chanté ce chant ? A Marseille ! D’où le nom de Marseillaise ; ce n’est pas un galéjade !! C’est tout de même une vaste couillonnade que cet appel à se trucider les uns les autres !

    Moi qui suis d’un naturel pacifique, sauf quand je charrie sur les productions de la Brasserie Beulemans, moi qui suis un adepte du vieux proverbe porc qui veut que l’on ne fasse pas aux truies ce que l’on ne voudrait pas que l’on vous fit, moi qui … bon, j’arrête de parler de moi ou vous allez encore râler !! Surtout Beulemans qui lorsqu’il déprime et qu’il n’a pas de bière sous la main …passons encore !!

    Je propose, pour en finir, que, nous tous, suisses, belges (ou ce qu’il en reste) et français, nous référendumions de conserve pour jeter aux poubelles de l’histoire ces rengaines éculées …j’ai bien dit éculées, n’est-ce pas ?

    Nous jetons, donc, pour aller danser en chœur, dans une cave enfumée, à la lueur d’une lanterne suisse, d’un quinquet pour faire belge ou d’une loupiote pour faire Titi parigot, pour danser donc, chère Dragonne un « Rock around the Clock » endiablé : avec Hill Balaie et ses Moquettes …pardon, merde, c’est l’age … c’était Bill Haley et ses Comètes … C’est con de vieillir à en faire trembler Laeken, tout de même !!

    Mais, faites gaffe, les suisses, cave ou pas cave, ne prenez pas votre Helvétie pour une lanterne, ça brûle !!

    Avec mon plus total irrespect des choses sacrées.

    Était-ce assez Rock’n’roll, Dragonne ????
    Guy

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