La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

Des 7 psychopathes aux 7 prisonniers, critique de 7 BD réalisées à 14 mains

Posted by blongo sur 5 mars 2009

Sept bandes dessinées écrites par sept scénaristes et réalisées par sept dessinateurs narrant sept histoires différentes sur sept missions menées à bien (ou à mal) par sept équipes de sept hommes ou de sept femmes. Telle est le concept novateur d’un cycle de BD dont le septième et dernier tome vient de sortir en librairie. « Sept psychopathes », « Sept voleurs », « Sept pirates », « Sept missionnaires », « Sept guerrières », « Sept yakuzas » et maintenant « Sept prisonniers », ce septette mérite un arrêt.

Sept intrigues très différentes et sans rapport les unes avec les autres, mais très proches par leur idée de base: la réunion de sept personnes pas vraiment faites pour cohabiter afin d’accomplir une mission. Sept dessins très différents, faisant totalement changer l’approche de chaque aventure. Il n’y a que sept histoires dans ce cycle et on aimerait en lire d’autres. Mais non, le concept tourne uniquement autour du chiffre 7. Une huitième aventure serait un crime.

On adore cette idée de réunir sept scénaristes et sept dessinateurs pour une expérience singulière et sans lendemain. Juste pour voir ce qu’ils vont tirer des consignes de base: « 7 missions. 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir. 7 histoires complètes à découvrir dans une collection d’exception », se vante la couverture de ces BD éditées chez Delcourt. C’est un peu pompeux, mais on n’est pas loin de la réalité.

La qualité de ce cycle est donc de nous emmener dans des univers très différents par des dessins très différents. On passe ainsi du monde moyenâgeux à un environnement futuriste en s’arrêtant dans les travers de notre quotidien. Des missions impossibles sont lancées, avec peu de survivants, beaucoup de sang et pas toujours une réussite totale en conclusion. On adore l’idée.

Pour lancer le cycle, on se retrouve en face de sept psychopathes, des détraqués qui font peur à voir. Ceux-ci sont chargés d’aller tuer Hitler dans l’Allemagne de 1941. Un extrait de ce premier tome résume l’idée du cycle des 7: « Ils seront sept ou ne seront pas. Dans la kabbale, le chiffre sept (« zayn ») correspond au triomphe, à la victoire totale. Sept représente l’intégralité et l’achèvement. C’est après sept jours que le monde est devenu complet. D’ailleurs, c’est toujours en sept jours que les choses réellement importantes doivent être accomplies. Sept est le glaive qui permet d’abattre un cycle et d’en entamer un nouveau. Et dans le livre de l’apocalypse, sept anges annoncent la fin du monde. » D’accord, c’est un des psychopathes qui le dit, mais on n’est pas loin de la vérité.

Sans trop en dévoiler sur l’intrigue, on dira que les sept voleurs nous emmènent dans le monde des nains. Deux d’entre eux recrutent deux orcs, un colosse et deux hommes roublards pour voler un trésor. Rien ne se déroulera évidemment comme prévu. Un de mes tomes préférés, juste après les inoubliables psychopathes.

Les sept pirates cherchent avidement le fameux trésor de Flint le pirate. L’entente ne sera pas toujours au rendez-vous. Pas forcément mon préféré, tant  pour le dessin que pour l’intrigue, mais chacun ses goûts… Et le flibustier en herbe adorera.

Avec les sept missionnaires, on revient au IXe siècle en Irlande. Les sept pires moines du pays, bourrés des vices les plus divers, sont chargés de la suicidaire mission d’aller évangéliser les féroces Vikings. Qui ne vont pas se laisser faire si facilement. Peut-être le plus drôle du cycle, qui est souvent noir.

On remonte jusqu’au VIe siècle pour faire connaissance des sept guerrières. Sept femmes qui reçoivent la périlleuse mission de sauver l’héritier du royaume. Mais la traversée des lignes ennemies ne se fera pas sans heurts. Les dessins les plus subtils du cycle pour servir cette ambiance féminine.

Les sept yakuzas, à Tokyo, de nos jours. Le tome le plus sanglant des sept, après un début très zen. Ou quand un vieux chef yakuza de 95 ans recrute six hommes pour une mission de vengeance. Une mission sans retour possible. On en prend vraiment plein la vue.

Le cycle s’achève sur la Lune, en 2062. Le satellite est devenu une gigantesque prison où s’affronte trois clans, les blancs, les noirs et les jaunes. Sept prisonniers triés sur le volet sont chargés d’une mission un peu particulière dans une grotte préhistorique abritant des hommes un peu particulier. Et tout va vite partir en vrille.

Si l’on résume l’idée de ces sept histoires: si le chiffre sept renvoie à la victoire totale, les sept missions deviendront plus ou moins sept fiascos. Les sept personnages impliqués peineront évidemment à s’entendre, se déchireront et peu reviendront vivants. Mais, ici ou là, les missions réserveront aussi quelques belles réussites. Mais on n’en dira pas plus.

Et hop en librairie!

blongo

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Une Réponse to “Des 7 psychopathes aux 7 prisonniers, critique de 7 BD réalisées à 14 mains”

  1. Beulemans said

    oué oué oué, tout ça fait un peu message subliminal. Mais rien n’échappe à l’oeil encore vif du vieux Beulemans: ça sent déjà la pub pour Windaube Seven …

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