La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

Petites méditations après lecture du dernier Eric-Emmanuel Schmitt, « Le sumo qui ne pouvait pas grossir »

Posted by blongo sur 29 avril 2009

Eric-Emmanuel Schmitt, c’est un à deux romans par année depuis un peu plus de dix ans. C’est sûr, il va finir par lasser, le bougre. Mais non,  à chaque fois, son nouvel ouvrage fait les gros titres des journaux et passe rapidement en tête des ventes en librairie. Schmitt est invité en radio et en télé pour parler de lui et de ses livres. Un vrai héros des temps modernes, qu’on vous dit. Et l’écrivain reste plutôt modeste et discret. On l’aime aussi pour cela.

L’auteur de « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » ou « La part de l’autre » revient cette fois avec un petit bijou intitulé « Le sumo qui ne pouvait pas grossir ». Inutile de trop en dire sur l’intrigue, car le bouquin en question n’est long que d’une centaine de pages. A peine entré dans l’histoire que l’on en sort déjà. C’est la seule critique que l’on peut diriger contre ce roman.

Comme on se plonge dans le monde du Japon profond, du sumo, du bouddhisme zen et de la philosophie méditative, blongo vous propose quelques citations émanant du livre de Schmitt, histoire d’élever le niveau dans une culotte souvent située au-dessous de la ceinture (…). Non, histoire de souligner le talent de Schmitt pour l’écriture et son don pour susciter la réflexion. Et c’est parti:

« De face, j’avais l’air d’une peau de hareng sur du bois d’allumette »

« On ne pouvait me voir de profil, je n’avais été conçu qu’en deux dimensions, pas en trois; tel un dessin, je manquais de relief.

« Me gonfle pas sinon je t’oblige à avaler les trois dents qui te restent. »

« J’en venais  à me demander quelle maladie motivait son lamentable comportement: était-il aveugle, sourd, crétin ou lâche? »

« Je souffrais d’allergie. J’étais devenu intolérant à la terre entière. Y compris à moi. Un sujet captivant pour la médecine si elle s’était penchée sur mon cas: je faisais de l’allergie universelle. »

« Même penser me donnait des douleurs. »

« C’est crédible un Japonais qui veut passer pour un Suédois et qui ne parvient qu’à ressembler à une télé mal réglée? »

« Par rapport à leurs cousins de province ou de campagne,  les rats et les corbeaux de Tokyo pouvaient sans doute se considérer comme des rats ou des corbeaux qui avaient réussi. »

« Si l’intelligence consiste à changer  d’avis, je fis preuve d’intelligence. »

« Apprendre est agréable. Désapprendre l’est moins. »

« Ma volonté ne dirigeait pas le navire, elle restait un marin enfermé dans la cale dont personne n’écoutait l’avis. »

 « Sur beaucoup de sujets, cher gros tas de muscles à minuscule cervelle, les filles sont tenues de réfléchir pour deux. »

« Le but, ce n’est pas le bout du chemin, c’est le cheminement. »

La méditation a été bonne? Encore une autre pour terminer, que répondre à un inconnu qui vous affirme « Je vois un gros en toi. »

blongozen

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