La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

Le point commun entre Rafael Nadal et Susan Boyle…

Posted by blongo sur 31 mai 2009

Fin du régne parisien pour le roi Nadal

Fin du règne parisien pour le roi Nadal

Il est bronzé et musclé, elle est pâle et rondelette. Il a le regard noir, elle affiche un oeil moqueur. Il est vêtu de rose et de jaune, elle préfère le gris-bleu scintillant. Il a tendance à hurler désagréablement, elle pousse la chansonnette avec talent. Il joue de la raquette à merveille, elle doit préférer le piochard et le râteau. Il est espagnol, elle est écossaise. Rafael Nadal et Susan Boyle, deux êtres qui ne se sont jamais rencontrés et que tout oppose. Tout ou presque, car ils sont liés depuis ce week-end par une défaite aussi lourde que surprenante.

Samedi soir, Susan Boyle entre en scène pour la finale de l’émission de téléréalité Britains got talent. Tout le monde la voit remporter l’épreuve haut la main. Son nom est sur toutes les lèvres depuis son apparition dans les médias, avec son look pas du tout glamour. Elle est devenue une star sur youtube avec une centaine de millions de visionnements. Son interprétation de « I dreamed a dream » avait ému le jury et c’est sûr, elle devait remporter la finale haut la main. Mais patatras, Susan a trébuché sur la dernière marche.

Dimanche après-midi, Rafael Nadal entre dans l’arène de Roland-Garros pour ce que l’on considérait comme une promenade de santé contre le Suédois Robin Söderling. L’Espagnol l’avait battu 6-1 6-0 lors de leur dernier duel il y a un mois à Rome. Rafa avait aussi gagné les quatre dernières éditions de RG et n’avait même jamais perdu un seul match à la Porte d’Auteuil. Solide numéro un mondial, Nadal a une volonté et un physique d’acier. Nadal est invincible, assuraient tous les experts de la balle jaune. Mais patatras, Rafa a trébuché sur la terre ocre parisienne.

Susan Boyle ne va pas au bout de son rêve

Susan Boyle ne va pas au bout de son rêve

Deux grands champions, deux favoris qui chutent. Deux ténors qui doivent se morfondre à l’heure actuelle. Deux vedettes qui n’ont peut-être pas tenu la pression, alors qu’ils impressionnaient jusque-là. Susan Boyle a-t-elle voulu jouer la sécurité en interprétant sa chanson fétiche, alors qu’elle aurait pu surprendre avec un titre inédit pour elle? Rafael Nadal pensait-il déjà au tour suivant et voulait-il économiser ses forces? Tous deux n’étaient-ils pas trop sûrs de gagner. Ont-ils manqué de style et de classe? Nadal a paru bloqué, incapable de cogner, incapable de trouver les bons choix tactiques. Les bras ballants, comme on ne l’avait jamais vu. Susan a elle semblé moins avenante et même moins extraterrestre, presque trop normale. Des signes de fébrilité devant les médias ont même été débusqués ces derniers temps.

Et le couperet tombé sur ces performances semble somme toute logique: 6-2 6-7 6-4 7-6 pour Söderling contre Nadal. 20,2% des votes du public pour Susan Boyle, contre 24,9% pour le groupe de danse urbaine Destiny. Incontestable, clair, net et précis. Pour la plus grande joie de leurs opposants. Les partisans de la chanteuse plus jolie que talentueuse, les partisans du changement de gagnant à Roland. Les Destiny, qui ne croyaient plus à la victoire, mais qui ont réussi à séduire le public par leur prestation. Roger Federer, qui n’en demandait pas tant et qui peut maintenant nourrir les espoirs les plus fous à Paris (genre Batman qui agit après avoir envoyé Robin déblayer le terrain… Mais on aura la réponse dans les prochains jours).

Bon, l’effet de surprise passé, on demeure persuadé que tant Rafa que Susan vont surmonter ces échecs, et certainement plus rapidement que l’on croit. Le Majorquin demeure largement numéro un mondial et reste le meilleur joueur de terre battue de ces dernières années. Il va vite rafistoler les fissures de son jeu et revenir avec sa rage habituelle. Le rendez-vous à Wimbledon est déjà pris. Idem pour l’Ecossaise, dont l’avenir semble déjà totalement assuré. La chanteuse, qui vivait jusqu’ici seule avec son chat, va vite oublier sa défaite: un CD est déjà annoncé et on parle aussi d’un film sur sa vie. Avec aussi la probable publication d’un livre et les recettes liées à ses apparitions à la TV, Susan devrait au total toucher entre 7 et 9 millions d’euros selon la presse britannique. Pour une femme au chômage, il y a des échecs plus mortifiants. Quant à Nadal, les millions, il ne les compte plus.

Allez, on encourage l’invraisemblable couple du week-end, et on est sûr qu’on les reverra très très vite au sommet!

blongo

Crédit photos: Eternity et Kommerji sur flickr.

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2 Réponses to “Le point commun entre Rafael Nadal et Susan Boyle…”

  1. Van Breukelen said

    L’effet de surprise s’est-il estompé ?, me pose-je la question.

    Reste que la défaite de Nadal, après celle de Nole, conduit la presse à parler de voie royale pour Federer. Or, Federer ne peut être que perdant, même s’il gagne. Premièrement, toute la pression est sur lui qui est désormais favori. Alors même qu’il n’a pas le tranchant de ses années FedEx. Deuxièmement, à supposer qu’il triomphe de tous ses adversaires jusqu’en finale, ce que je lui souhaite, on risque de dire que certes il a gagné son Grand Chelem manquant, mais que c’était un Roland-Garros au rabais, sans adversaire digne de ce nom. Rageant, non ?

  2. Beulemans said

    Nadal a l’avantage (si j’ose dire) sur Simple Suzie de savoir ce que c’est que des baballes…

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