La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

J’aime j’aime pas: des vieilles aux Liaisons Dangereuses

Posted by blongo sur 1 juillet 2009

Quoi de plus ridicule?

Quoi de plus ridicule?

En sortant dans la rue, en paressant sur une terrasse, en faisant ses courses. A chaque recoin de la journée, il est de ces petits moments particuliers qui se présentent devant soi. Des instants que l’on savoure ou qui nous révulsent. Des instants qui ne signifient rien ou qui disent tout. Des gens que l’on regarde en souriant, d’autres qui dégagent du mépris. J’aime j’aime pas. En toute subjectivité et sans portée philosophique, cette nouvelle rubrique de la culotte vise à narrer ces moments ou ces impressions personnels. Différents pour chacun, mais parfois si semblables.

J’aime pas les pigeons: non mais qui a eu l’idée d’inventer ces bestioles inutiles? A-t-on déjà entendu un bruit d’oiseau aussi ridicule et agaçant? Surtout quand il est proféré de manière totalement vile à 6h du matin devant ta fenêtre. A-t-on déjà vu une démarche aussi ridicule, avec ce balancement de tête d’avant en arrière, sans stabilité ni élégance? A-t-on déjà vu une volaille de cette taille concevoir autant de déjections et prendre un malin plaisir à les déposer sur des balcons qui n’ont rien demandé. Et ils ne sont même pas beaux…

J’aime la dernière bouchée du repas: il est toujours des plus plaisants de savourer un bon repas, au restaurant ou à la maison. On regarde avec le nez et les oreilles, on mange avec les yeux et une fourchette. On gémit de bonheur après le premier contact avec les papilles. Mais le plus jouissif, c’est de déterminer avec minutie quelle sera la dernière bouchée de rêve. On écarte les légumes d’accompagnement, on termine le pain et la sauce, on choisit entre la cuillère de purée et le divin morceau de viande. Ou on rassemble savamment sauce, viande et purée. L’extase. Seul problème, l’instant est beaucoup trop fugace. Heureusement, on sait que l’on peut attendre jusqu’au prochain repas pour le retrouver.

J’aime pas les vieilles impatientes: il y a deux sortes de femmes âgées. Celles qui ont une robe à fleurs, un chat tigré et des tonnes de petits biscuits. Un vrai plaisir. Et celles qui font tout pour gâcher la vie des plus jeunes. Celles qui se lève à 7h et squattent le bus de 8h, en pleine heure de pointe. Et se permettent de râler contre « ces jeunes qui n’ont plus de respect et de notre temps blablabla et blablabli ». Celles qui te marchent sur les pieds dans les magasins alors qu’elles ont toute la journée pour acheter leur crème de nuit et leur sachet de fruits confits. Il y a des coups de pelle qui se perdent, mais après on me dira qu’il n’y a plus de respect.

J’aime relire les Liaisons Dangereuses: rien de tel qu’une bonne vieille histoire de perversité, de méchanceté et de complots pour se remonter le moral. Choderlos de Laclos a réussi là un chef-d’oeuvre de la littérature et tout le monde devrait l’avoir lu au moins une fois. Et pas se contenter du film. Même si Glenn Close et John Malkovich sont géniaux, rien ne remplace ce roman épistolaire. Tu sais dès le départ que les méchants sont les héros et que les gentils vont s’en prendre plein la g. Je pense que ce genre d’histoire permet de compenser, de freiner les haines naissantes envers son prochain, les vieilles par exemple. Si tout le monde le lisait, la planète ne tournerait-elle pas mieux? 

Une horde de démons hurlants

Une horde de démons hurlants

J’aime pas les scooters: franchement, les petits branleurs qui s’amusent à accélérer à fond avec leur pseudo-bolide méritent vraiment l’échafaud! Diable, où est-ce que j’ai fourré mon exutoire de Laclos? Bref, à part faire un gros bruit, l’accélération n’affole pas les physiciens, il me semble. Les seules choses que ces imbéciles sont capables d’affoler, ce sont les esgourdes d’honnêtes citoyens et, la nuit, d’honnêtes dormeurs. Si j’étais président du monde, j’interdirais les scooters et les motos, ou je débloquerais des millions pour les rendre aphones.

J’aime le café du matin: comme des millions de gens, je trouve que celui qui a inventé le café du matin mériterait sa place en haut d’un magnifique piédestal. Rien de tel que ce doux breuvage pour lancer la journée. Après, on est immanquablement au taquet, gaillard et bonhomme. Et le mieux, c’est que si le premier ne fonctionne pas, on a droit à une séance de rattrapage. Un deuxième, un troisième. C’est indescriptible. C’est comme si on allumait le courant à l’envi. A aucun autre moment de la journée, le café ne fait cet effet-là et aucune autre boisson ne peut le remplacer à ce moment-là. Surtout quand les pigeons et les scooters vous ont empêché de dormir tranquillement!

blongo

Crédit photos: swami et Beattie sur flickr

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Une Réponse to “J’aime j’aime pas: des vieilles aux Liaisons Dangereuses”

  1. […] semaines après un premier regard sur le quotidien, ses petites douceurs et ses grands tracas, voici une deuxième version de J’aime […]

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