La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

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Un zeste de famille et une tombée de secrets. Critique du « Prédicateur » de Camilla Läckberg

Posted by dragon buté sur 21 juin 2009

Le PrédicateurLa famille, Camilla Läckberg en est hantée. Ni par la famille modèle, ni par celle qui se déchire, mais par celle qui a érigé le secret et le silence en mode de vie. L’auteure suédoise avait déjà utilisé ce canevas dans « La Princesse des glaces », son premier roman traduit en français. Son deuxième opus traduit, intitulé « Le Prédicateur », ne déroge pas à la règle.

Comme dans « La Princesse des glaces », le lecteur retrouvera avec un certain plaisir la belle Erica Falck et Patrick Hedström, son policier de compagnon. Il sera à nouveau plongé dans l’univers du petit port de Fjällbacka.

A la différence que la petite ville se transforme de glaçon dans l’hivernale « Princesse » en station balnéaire à la mode dans l’été du « Prédicateur ». Changement d’ambiance radical mais même sensation d’étriquement des petites villes de province suédoises, complexées par rapport à leurs voisines plus grandes.

Autre similitude, on l’a dit, la thématique de ce roman policier: la famille et ses lourds secrets. L’enquête débute à la découverte du corps martyrisé d’une jeune touriste. Sous le cadavre sont disposés deux squelettes très anciens.

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Un monde sous influence. Critique de « Das System », de Karl Olsberg

Posted by dragon buté sur 14 avril 2009

das-systemComme tout amateur de polars le sait, l’heure et la mode sont aux écrivains nordiques. Islande, Norvège et Suède se partagent la part du lion des ventes de romans policiers ces dernières années. Il est rare de dégoter un polar allemand. C’est chose faite avec « Das system », de Karl Olsberg, qui vient de sortir en traduction française et dont voici une critique. Je vous recommande le site du livre, qui est vraiment bien fait.

« Das system », c’est Pandora, un virus informatique qui devient, à force de croître et d’envahir les terminaux mondiaux, une véritable intelligence artificielle. Elle peut alors s’immiscer dans n’importe quel système informatique sans être repérée et en faire ce qu’elle veut. Et elle ne veut pas que du bien à l’humanité. Il faudra toutes les ressources des protagonistes humains pour en venir à bout et pour protéger l’être humain. Mais attention, la fin du roman réserve une surprise et c’est l’inventivité de l’esprit qui réussira à prendre le dessus sur les « neurones artificiels ».

Rêve de fan de science-fiction, me direz-vous? Une intelligence artificielle qui se développe d’elle-même, qui y croit? Certes, certes. Mais le roman de Karl Olsberg a des qualités rares.

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Portez-vous pâle, Fred Vargas est revenue. Critique d' »un lieu incertain »

Posted by Van Breukelen sur 26 juin 2008

Avec la chaleur, Fred Vargas est revenue. Deux bonheurs dont le premier me chaut moins que le second. Fred Vargas, c’est la perfection du polar à l’écriture impeccable. Jamais de fausse note depuis « Debout les morts« . Rien à jeter. Le seul défaut de Fred Vargas, c’est qu’elle ne publie pas aussi vite que Frédéric Dard. Du coup, je me languis déjà du suivant. Fred, si tu me lis, vas-y fonce. 

Si j’attends fébrilement la suite de aventures de l’improbable Adamsberg, commissaire marcheur, tout fluide mais s’agrippant soudain à des petites choses apparemment anodines, comme des « solettes à la Plogoff », c’est moins pour l’intrigue – impeccable, forte, passionnante et déroutante – que pour la puissance du style, la musique des mots, le caractère attachant des hommes et des femmes qui meublent chaque ouvrage de Fred Vargas. Et que certains trouvent répétitifs comme si on devait se lasser des bonnes choses.

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A la fin, une angoisse mortelle étreint mon coeur. Critique de « Rituel » de Mo Hayder

Posted by dragon buté sur 4 juin 2008

Cette semaine devrait être l’une des plus prometteuses de l’année pour le dragon fana de polars que je suis. En effet, Mo Hayder sort son dernier forfait, ce que j’attendais avec impatience. Critique juste avant sa sortie.

Mo Hayder est un véritable ovni dans l’univers du polar. Après deux thrillers plutôt classiques, elle a écrit en 2005 et 2007 deux monuments, coup sur coup. Avec « Tokyo« , elle a réinventé le genre du thriller. Puis elle l’a peaufiné avec « Pig Island » et est devenue la reine du roman le plus noir qui soit. Deux oeuvres marquantes, deux baffes en pleine figure. Ces deux-là sont dans le top-ten des meilleurs policiers jamais écrits.

Une année après le scabreux « Pig Island », cet auteur au talent incontestable revient donc avec « Rituel » [« Ritual » en version originale], qui est la suite de « Birdman », écrit en 2000. Mais alors que Mo Hayder avait atteint la perfection du roman noir, elle revient malheureusement en arrière avec son dernier opus.

Tout commence dans le port de Bristol, où la plongeuse et sergent de police Flea Marley découvre une main orpheline et coupée net. Aidée du flic Caffery, le héros de « Birdman », elle devra enquêter pour retrouver le propriétaire de cette main. Plongée en eaux très troubles, sur fond d’Afrique, de magie noire et rituels obscurs.

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« A genoux » de Michaël Connelly ne nous y met pas

Posted by Van Breukelen sur 26 mai 2008

Dans le panthéon des écrivains de polars incontournables, y compris pour les éditeurs qui doivent y voir la poule aux oeufs d’or, Connelly figure en bonne place. Rien que pour avoir inventé un flic portant le nom de Hieronymus Bosch, il mérite mon respect. Le Bosch donc, teigneux têtu qui tient tête à tout, est un animal genre bulldog croisé avec un morpion: il mord là où ça dérange et il ne lâche jamais. Ce qui le rend attachant – évidemment – et passionnant. Quand un nouveau Connelly sort en librairie, et le bougre n’arrête pas de produire, mon premier réflexe est de chercher Bosch en 4e de couverture. Quoique la « Défense Lincoln » ne soit pas mal non plus. Mais je suis attaché à Harry comme une puce à un chien.

Donc, j’ai su que j’achèterai « A genoux », le dernier Bosch en date, dès que j’ai mis les pieds dans ces infernaux magasins où je sors toujours plus lourd du poids des mots et plus léger du poids des sous. Et, malgré du boulot par dessus tête, je n’ai pu résister à liquider l’ouvrage en deux petites soirées. Avant de pousser un gros soupir. Lire le reste de cette entrée »

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