La culotte à l’envers

Regards sur notre monde

Archive for the ‘Littérature’ Category

Culture en miettes (3): spécial Pérou

Posted by blongo sur 6 novembre 2009

Quand lama fâché, faire de temps en temps ainsi

Ayant eu la chance de partir dernièrement quelques semaines au Pérou, votre Blongo a ramené dans sa besace plein de photos, plein de souvenirs et surtout plein de correctifs à divers préjugés touchant ce magnifique pays. Qui dit Pérou dit en effet toute une série d’idées reçues pas forcément proches de la réalité. Des idées notamment véhiculées par Hergé et Tintin, avec leur fameux voyage au Pérou et en Bolivie dans « Le Temple du Soleil ». Petit passage en revue de ces imprécisions concernant le Pérou:

Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi: dans Tintin, le malheureux capitaine Haddock se fait asperger toutes les 5-6 pages par le crachat d’un lama fâché. Eh bien, après quelques tests sur le terrain, et insistance dans l’expérience, il s’avère que le lama (tout comme d’ailleurs ses cousins alpaca et vicuna) ne s’amuse pas à cracher sur tous les touristes qui passent. Certes, l’animal affiche le plus souvent un séduisant regard hautain et semble outré quand on le flatte, mais rien ne sort apparemment de sa grosse bouche ruminante. Déception! Et pourtant… En fait, même si ce n’est pas si fréquent que cela, le lama crache bel et bien quand il est agacé. S’il est légèrement contrarié, il peut envoyer un léger jet liquide. Mais s’il est franchement hors de lui, état qui semble plutôt rare il faut bien l’avouer, c’est un imposant crachat verdâtre qui pourrait vous arriver sur le visage. Il s’agit de régurgitations gastriques à l’odeur nauséabonde. Donc, rendons hommage à Hergé, qui n’a pas, en définitive, totalement imaginé ce comportement pour le moins étrange chez le lama.

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Un zeste de famille et une tombée de secrets. Critique du « Prédicateur » de Camilla Läckberg

Posted by dragon buté sur 21 juin 2009

Le PrédicateurLa famille, Camilla Läckberg en est hantée. Ni par la famille modèle, ni par celle qui se déchire, mais par celle qui a érigé le secret et le silence en mode de vie. L’auteure suédoise avait déjà utilisé ce canevas dans « La Princesse des glaces », son premier roman traduit en français. Son deuxième opus traduit, intitulé « Le Prédicateur », ne déroge pas à la règle.

Comme dans « La Princesse des glaces », le lecteur retrouvera avec un certain plaisir la belle Erica Falck et Patrick Hedström, son policier de compagnon. Il sera à nouveau plongé dans l’univers du petit port de Fjällbacka.

A la différence que la petite ville se transforme de glaçon dans l’hivernale « Princesse » en station balnéaire à la mode dans l’été du « Prédicateur ». Changement d’ambiance radical mais même sensation d’étriquement des petites villes de province suédoises, complexées par rapport à leurs voisines plus grandes.

Autre similitude, on l’a dit, la thématique de ce roman policier: la famille et ses lourds secrets. L’enquête débute à la découverte du corps martyrisé d’une jeune touriste. Sous le cadavre sont disposés deux squelettes très anciens.

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Comment faire un film qui manque d’images? Critique de « Millénium »

Posted by dragon buté sur 9 mai 2009

MilléniumComment transposer à l’écran un pavé en deux heures de film? Comment rester fidèle à une intrigue touffue à l’extrême? Comment ne pas décevoir les fans, les millions de fans de la trilogie? Comment choisir son héroïne, alors que chaque lecteur s’en est fait une idée précise?

Peter Jackson s’est à coup sûr posé mille fois chacune de ces questions, lorsqu’il a porté à l’écran le « Seigneur des anneaux ». Il a été rejoint dernièrement dans ses questionnements par le danois Niels Arden Oplev, qui vient de terminer la réalisation du premier tome de la série « Millénium », de Stieg Larsson.

« Millénium » tome un, tiré du roman « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes », sort sur les écrans suisses mercredi. Critique engagée d’un Dragon adorateur de la trilogie.

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Petites méditations après lecture du dernier Eric-Emmanuel Schmitt, « Le sumo qui ne pouvait pas grossir »

Posted by blongo sur 29 avril 2009

Eric-Emmanuel Schmitt, c’est un à deux romans par année depuis un peu plus de dix ans. C’est sûr, il va finir par lasser, le bougre. Mais non,  à chaque fois, son nouvel ouvrage fait les gros titres des journaux et passe rapidement en tête des ventes en librairie. Schmitt est invité en radio et en télé pour parler de lui et de ses livres. Un vrai héros des temps modernes, qu’on vous dit. Et l’écrivain reste plutôt modeste et discret. On l’aime aussi pour cela.

L’auteur de « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » ou « La part de l’autre » revient cette fois avec un petit bijou intitulé « Le sumo qui ne pouvait pas grossir ». Inutile de trop en dire sur l’intrigue, car le bouquin en question n’est long que d’une centaine de pages. A peine entré dans l’histoire que l’on en sort déjà. C’est la seule critique que l’on peut diriger contre ce roman.

Comme on se plonge dans le monde du Japon profond, du sumo, du bouddhisme zen et de la philosophie méditative, blongo vous propose quelques citations émanant du livre de Schmitt, histoire d’élever le niveau dans une culotte souvent située au-dessous de la ceinture (…). Non, histoire de souligner le talent de Schmitt pour l’écriture et son don pour susciter la réflexion. Et c’est parti:

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Un monde sous influence. Critique de « Das System », de Karl Olsberg

Posted by dragon buté sur 14 avril 2009

das-systemComme tout amateur de polars le sait, l’heure et la mode sont aux écrivains nordiques. Islande, Norvège et Suède se partagent la part du lion des ventes de romans policiers ces dernières années. Il est rare de dégoter un polar allemand. C’est chose faite avec « Das system », de Karl Olsberg, qui vient de sortir en traduction française et dont voici une critique. Je vous recommande le site du livre, qui est vraiment bien fait.

« Das system », c’est Pandora, un virus informatique qui devient, à force de croître et d’envahir les terminaux mondiaux, une véritable intelligence artificielle. Elle peut alors s’immiscer dans n’importe quel système informatique sans être repérée et en faire ce qu’elle veut. Et elle ne veut pas que du bien à l’humanité. Il faudra toutes les ressources des protagonistes humains pour en venir à bout et pour protéger l’être humain. Mais attention, la fin du roman réserve une surprise et c’est l’inventivité de l’esprit qui réussira à prendre le dessus sur les « neurones artificiels ».

Rêve de fan de science-fiction, me direz-vous? Une intelligence artificielle qui se développe d’elle-même, qui y croit? Certes, certes. Mais le roman de Karl Olsberg a des qualités rares.

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Arnaldur Indridason nous emmène dans son « Hiver arctique ». Et il n’y fait guère chaud

Posted by blongo sur 29 mars 2009

L'Islande, à la fois froide...

L'Islande, à la fois froide...

Tout le monde se souvient de Bjorn Borg, la légende du tennis. Tout le monde aime le Père Noël, qui habite comme chacun sait à Korvatunturi, en Laponie finlandaise. Tout le monde a vibré lors des JO de Lillehammer en Norvège. Il y a encore les Nokia finlandais, le roi de Suède et les fjords norvégiens. Il faudra maintenant compter avec Arnaldur Indridason, le nouveau prodige du monde nordique. Cet écrivain, qui est lui islandais, brille à nouveau avec son cinquième roman traduit en français, « Hiver arctique ».

Avec ce polar à la sauce islandaise, Indridason s’inscrit dans cette lignée d’auteurs nordiques qui célèbrent leurs froides contrées. Dans le sillage des Suédois Henning Mankell et surtout Stieg Larsson (le fameux auteur de la superconnue trilogie « Millenium »), Arnaldur (car en Islande on s’appelle directement par le prénom) s’affirme comme un nouveau maître de ce genre très à la mode. Il est fait froid, les personnages sont pas des plus chaleureux, l’intrigue est sombre, les morts se succèdent, l’ambiance est parfois pesante. Mais on ne s’ennuie jamais. C’est ça la littérature nordique, comme le prouve ce fieffé mélancolique qu’est Indridason.

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Le Dr House râle, ronchonne, renâcle et écrit aussi. Critique de « Tout est sous contrôle »

Posted by dragon buté sur 17 mars 2009

Agaçant, tout comme le Dr House

Agaçant, tout comme le Dr House

Est-il encore quelqu’un qui ne connaisse le Dr House? Ce médecin de série TV qui n’aime ni les femmes, ni les hommes, ni les patients, qui n’aime rien. Il ronchonne et adore faire profiter ses proches de sa mauvaise humeur. Il a l’esprit et le mot assassins. Une marque de fabrique qui a fait le succès de la série.

Son interprète, Hugh Laurie, est un excellent acteur. Il a aussi écrit, en 1996, un roman policier qui vient d’être traduit en français et qui fait un tabac (4e position il y a quelques jours sur le classement des meilleures ventes sur fnac.com). Avec un marketing agressif (un bandeau immense sur la couverture du roman avec « Dr House » écrit en grand), on en attendait pas moins.

Eh bien, tout comme dans le programme TV le Dr House lasse, c’est un peu la même chose dans le roman (« The gun seller » en anglais »). Je peux plus le voir, moi, ce Dr House. Pas qu’il soit devenu trop grognon ou trop politiquement incorrect, mais ce seul registre finit par mettre les nerfs des téléspectateurs en boule.

Il en fait des tonnes, et des tonnes toujours identiques. Mais surtout, on perd patience devant les personnages secondaires de la série, qui s’étonnent toujours des impertinences du praticien. A chaque fois ça ne manque pas: « Comment pouvez-vous dire cela, Dr House? » semble être la phrase que les scénaristes veulent place à chaque épisode. On a envie de dire aux intervenants: « c’est un gros con, il l’a toujours été et le sera toujours. Qu’est-ce qui vous surprend encore, bordel? »

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Des 7 psychopathes aux 7 prisonniers, critique de 7 BD réalisées à 14 mains

Posted by blongo sur 5 mars 2009

Sept bandes dessinées écrites par sept scénaristes et réalisées par sept dessinateurs narrant sept histoires différentes sur sept missions menées à bien (ou à mal) par sept équipes de sept hommes ou de sept femmes. Telle est le concept novateur d’un cycle de BD dont le septième et dernier tome vient de sortir en librairie. « Sept psychopathes », « Sept voleurs », « Sept pirates », « Sept missionnaires », « Sept guerrières », « Sept yakuzas » et maintenant « Sept prisonniers », ce septette mérite un arrêt.

Sept intrigues très différentes et sans rapport les unes avec les autres, mais très proches par leur idée de base: la réunion de sept personnes pas vraiment faites pour cohabiter afin d’accomplir une mission. Sept dessins très différents, faisant totalement changer l’approche de chaque aventure. Il n’y a que sept histoires dans ce cycle et on aimerait en lire d’autres. Mais non, le concept tourne uniquement autour du chiffre 7. Une huitième aventure serait un crime.

On adore cette idée de réunir sept scénaristes et sept dessinateurs pour une expérience singulière et sans lendemain. Juste pour voir ce qu’ils vont tirer des consignes de base: « 7 missions. 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir. 7 histoires complètes à découvrir dans une collection d’exception », se vante la couverture de ces BD éditées chez Delcourt. C’est un peu pompeux, mais on n’est pas loin de la réalité.

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Astérix peut-il ressusciter ?

Posted by Van Breukelen sur 16 janvier 2009

7216Dans la famille Uderzo, il y a le père, Albert, bon dessinateur, assez bon scénariste jusqu’à « la Rose et le glaive » (si, si, je ne lui jette pas la pierre d’emblée), pitoyable ensuite (la galère d’Obélix, Latraviata, Le ciel lui tombe sur la tête). Et il y a la fille, Sylvie, qui ne décolère pas d’avoir vu passer son père à l’ennemi et d’avoir autorisé la suite des aventures du petit Gaulois par un autre. Entre père Albert et fille Sylvie la question qui plombe l’ambiance des dimanches en famille est donc: un personnage de BD rentable peut-il mourir ? Le seul exemple allant dans le sens du oui, c’est Tintin. Encore que Tintin soit immortel, on est bien d’accord. Mais pour le reste, Blake et Mortimer, Achille Talon, Tif et Tondu, Lucky Luke et d’autres dansent encore sur les tombes de leurs pères avant, pour certains, de réaliser que l’on ne peut pas être et avoir été.

achille-talon-a-la-main-vertePrenons Achille Talon, que je voue aux gémonies maintenant après des années d’admiration inconditionnelle. Le personnage joufflu, orgueilleux et verbeux a été repris par plusieurs scénaristes et autant de dessinateurs; le résultat est nul. On ne retrouve pas le souffle de Greg, le style, l’humour. Les personnages nouveaux sont imbuvables, les anciens n’ont plus le même ton (le directeur de Polite campé par Goscinny représenté maintenant en pur sadique). Catastrophique. Lire le reste de cette entrée »

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Un marketing réussi pour « La princesse des glaces », de Camilla Läckberg. Critique

Posted by dragon buté sur 28 décembre 2008

Un charme nordique pour cette remontée dans le passé

Un charme nordique pour cette remontée dans le passé

Je sais que comme pour tout autre domaine, le marketing a atteint, dépassé, subjugué, gangrené la littérature. Et je sais qu’il faut résister aux démarches publicitaires massives des maisons d’édition, qui nous font lire partout dans le monde les mêmes romans à la même date.

Mais après avoir été bouleversifié (comme on dit chez moi) par la mirifique trilogie « Millénium » de Stieg Larsson, j’étais mûr pour tomber dans le nouveau piège de sa maison d’édition, Actes Sud et plus précisément Actes Noirs. Donc lorsque je suis tombé (enfin, lorsque ma librairie m’a fait tomber, pour être exact) sur leur dernière parution, j’ai hésité quand même, mais j’ai fini par acheter, bien sûr. Entre les « il faut » et les « j’ai envie », ce sont souvent les derniers qui gagnent!

Donc, même couverture noire, même image rougeâtre, même nom à consonnance nordique de l’auteur, référence explicite à « Millénium » sur la quatrième de couverture, j’étais foutu. Avant même d’avoir lu, je me détestais et je n’avais pas que de bonnes pensées envers cette Camilla Läckberg que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam et qui m’avait tout de même coûté un saladier. A ce propos, je me demande, je me demande pourquoi les « Millénium » ne sont pas encore sortis en poche. Vous vous le demandez aussi, j’imagine…

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